dimanche, août 27, 2006

Sydney, once again ...

Bon. Sydney, on commence à connaître ... On va pas vous refaire le coup de l'opéra, ou du pont, hein ?
On a eu une idée GENIALE, pour vous amuser un peu : le zoo !

Jérémie, qui était préposé à la couverture de cette visite a commis 108 clichés !!! Faut le faire !Mais ...euh ... je crois qu'on va faire un petit tri, OK ?

On va aussi faire un jeu : certains clichés représentent des animaux plutôt connus ; d'autres moins. Le premier qui aura cité correctement les noms de TOUS le animaux gagnera un cadeau surprise ...
(Les photos représentant P ou C ou J ou G ne sont pas en compétition !)

Prêts ? Top.



Bon, ben voilà. On part demain vers 15h (heure locale) ; on sera à Paris, si tout va bien, mardi 29 au matin.
Je crois que le blog va s'arrêter là.

Une petite dernière, quand même :



A tout bientôt et bises à tous.

P+C+J+G

samedi, août 26, 2006

Retour à Sydney

On pensait passer une journée de transit sans histoire, c’est oublier que nous sommes au Vanuatu !
Départ prévu de l’hôtel 10h15, pour un vol vers Port-Vila à 11h25 et connexion pour Sydney à 15h30 … Rien de bien exaltant, hein ?
Mais voilà. Je vais pour faire le check-out et la patronne (Bev, c’est son nom) m’apprend avec le sourire qu’il n’y a pas d’avion ; ils ont été réquisitionnés on ne sait pas trop pourquoi (le 1er ministre organise une partie de chasse avec des invités ou qqchose de cet acabit ; bref un truc vanuatais alc ; on voit quand même pas Air France faire un coup pareil … quoique …). Mais elle me rassure, « ils » n’ont jamais laissé des passagers avec des connexions internationales en rade ! Ah bon ! Tout va bien alors ?
Oui, enfin, euh … il faut qu’elle téléphone pour avoir le responsable des opérations et arranger un truc tout de même … Ah ? Et alors ?
Ben, pour l’instant, on attend.
Bien.
(…)
Claire en profite pour méditer sur le mythe du "bon sauvage" et du "paradis perdu" :

Le séjour au Vanuatu devrait déjà être terminé, mais notre avion a quelques heures de retard. Evidemment, ça arrive quand on pense au retour et qu’on se demande si 24 h de battement ça va suffire.
On enchaîne Vanuatu-Sidney, Sidney-hong-kong, Hong-Kong-Paris et on reprend le travail…
Ça fait bizarre de penser à notre vie parisienne d’ici.
Sincèrement, je ne savais pas qu’il existait des contrées aussi tranquilles, aussi loin de tout.
En trente ans de voyages assidus nous n’avons jamais eu l’impression d’être si loin de tout.
Quelque routes goudronnées, environ 5 à 10 km par île, sinon, ce sont des vestiges de routes datant de 1942, époque où les Américains sont venus avec armes et bagages, retournées presque entièrement à l’état antérieur de chemins.
Les maisons sont des huttes, propres mais nues, et chose incroyable, pas une antenne de télévision. Apparemment, ça ne gagne pas même la capitale.
Tout est dans la nature, le bambou, les toits, la viande, le poisson.
C’est vert, il ne fait pas très beau mais la température est clémente et on est content de voir qu’il y a de l’eau.
L’air sent très bon, la mer est limpide et en 15 jours, on n’a pas croisé une canette dans un fossé ou un sac en plastique.
On se demande à quoi pensent ces bons sauvages toute la journée et si ce genre de vie nous conviendrait mais ici, on ne se sent pas menacés par des gaz toxiques ou par des pesticides.
Le Vanuatu, c’est la nature, c’est les gens simples.
Pas de Télérama, pas de fnac, pas de planche à voile. On peut courir et gambader gaiement au milieu des vaches et des cochons en liberté et des chevaux aussi. Un rêve de Rousseau !

C.

Finalement, on aura un vol à 13h30 et le vol pour Sydney est retardé à 16h30, donc ça roule, ma poule … Hum … On verra bien …
Je vous tiendrai au courant …

@+
P.


Bon. Ben, ça a marché, on est de retour à Sydney.
Enfin une connexion digne de ce nom.
Grosse mise à jour du blog (textes seuls pour certaines journées ; les photos vont suivre, mais il se fait tard, on finira demain !)

@+
P+C+J+G

vendredi, août 25, 2006

Journée de récupération

Journée de repos après les émotions de la veille ; petite balade en bateau avec deux pêcheurs locaux vers une « grotte bleue ».

Concours de ricochets ... la vie simple, quoi !

Et puis nage dans une grotte dans laquelle on accède après une courte apnée. L’occasion de faire quelques photos marrantes …


Le retour à l’hôtel,


arrivée à marée basse sur les arêtes de lave acérées est un peu délicat, mais on s'en sort ...



Déjeuner.
Après-midi libre …

Demain, retour à Sydney.
Ça sent un peu la fin des vacances, déjà ! Snif …

@+
P+C+J+G

jeudi, août 24, 2006

Yasur ... Yapasisur !

Arrivée à Tanna sous un grand soleil (on savait plus que ça existait !).
Installation au White Sands Ocean Resort. Charmant : un grand jardin fleuri au bord de l’océan.

Dès l’après-midi, départ pour le Yasur.
Je laisse Jérémie raconter la suite …

@+
P.

Alors voilà. Ca ne faisait plus aucun doute. J’ai fermement cru que ça y était. J’en étais sûr… Bien, me direz-vous, mais sûr de quoi ?

Mais putain, cette fois-ci j’ai vraiment cru qu’on allait tous y rester !
Alors oui, je vous entends, sarcastiques : ce n’est pas la première fois qu’il a bien l’impression qu’ils vont tous y rester ; ce n’est, d’ailleurs, sans doute pas la dernière fois non plus.
Bon… Soit.
Mais là, j’avais la conviction qu’on allait tous y rester… Bon, peut-être pas tous y rester. Mais au moins un. Et celui-là, j’ai encore bien cru que ce serait moi.
Et puis finalement non. On n’y est pas resté, ni moi, ni les autres et j’espère que vous en êtes aussi soulagés que nous.

Mais je commence par la fin. Recommençons depuis le début.
Nous sommes donc arrivés à Tanna, petite île à l’extrême Sud de l’archipel du Vanuatu, dont l’intérêt principal réside dans son volcan, le Yasur, l’un des plus actifs de la planète…
Mais bon, « l’un des volcans les plus actifs de la planète », j’imagine que ça vous dit pas grand-chose de plus qu’à nous, étant donné que les autres (les plus actifs, les moins actifs, les actifs moyens) on les connaît pas. Du coup, nous, on y va sans se douter de rien.

A ce stade, il me semble nécessaire de vous informer de la classification des niveaux d’activité du Yasur :

Niveau 0 : Bob le touriste, pris d’une envie pressante, va pisser dans le cratère.
Niveau 1 : Bob emporte son transat et un pinacolada au sommet du cratère et applaudit bruyamment, légèrement éméché, à chacune des rares flammèches qui surgissent.
Niveau 2 : Bob s’équipe de son casque et monte prudemment au sommet, en faisant quand même bien gaffe d’avoir le vent dans le dos et en gardant toujours une jambe face à la sortie pour pouvoir se tirer au plus vite si le vent venait à changer de sens.
Niveau 3 : Bob n’a pas le droit de sortir de son bungalow et n’arrive plus très bien à se souvenir pourquoi il s’est cogné 35h de voyage (une semaine de travail de fonctionnaire) pour venir jusqu’ici.
Niveau 4 : Les sorties de secours sont situées à l’avant, au milieu et à l’arrière de…

A l’hôtel, la directrice nous annonce que le volcan est en « niveau 2 haut », ce qui est idéal puisque au-delà de ce niveau, il n’est plus autorisé de monter sur le volcan. Une belle activité en perspective…

Je m’interromps à nouveau pour préciser que « niveau 2 haut », en fait c’est « niveau 3 », mais ça veut juste dire qu’ils ont encore un peu de marge avant d’atteindre le quota de touristes démembrés autorisé pour la saison.

Bref, je vous passe les détails, après deux-trois heures de piste totalement défoncée


et quelques arrêts pittoresques (notamment l’excellente chorale autochtone des adventistes du septième jour : « Bye bye visiting friends ! Have a safe journey back home ! And may god be with you all ! » ;



des paroles qui prennent tout leur sens quand on est en route pour le Yasur), nous nous retrouvons au pied du fameux volcan…


C’est le moment que choisit le guide pour nous mettre en confiance : « Attention, il est très actif en ce moment, c’est dangereux, restez pas trop loin de moi. »
A cet instant on ne peut pas s’empêcher de penser que si une bombe volcanique s’est mis en tête de nous tomber sur la tronche, on voit pas tellement en quoi le fait d’être à côté du guide peut bien nous être utile.
Quand on arrive au sommet du cratère, c’est là que je commence à penser qu’on a de très fortes chances de tous y rester… surtout moi.


Moi qui sursaute au cinéma quand Winnie l’Ourson est caché pour faire une blague à Porcinet, je peux vous dire que quand le Yasur se met à gronder, fait trembler le sol avant de projeter une gerbe de lave haute de 50 mètres, je remercie le ciel de m’être vidé la vessie avant de monter.


Terrorisé par ce déchaînement de violence parfaitement gratuit (tous le monde sait très bien que c’est lui le plus fort, pas la peine de s’énerver), je recherche le réconfort d’un guide serein :
« Oui, moi je travaille pour Aventures et Volcans […]. Là il est très actif, je trouve quand même que c’est dangereux d’être ici » (l’air de penser que si on lui avait laissé le choix, il n’aurait sans doute pas choisi de passer sa soirée ici). Malgré tout, j’ai l’impression d’être le seul conscient que nos existences sont sur le point de s’achever brutalement.



Alors bon, puisque c’est comme ça, autant en profiter… C’est une expédition absolument unique, hallucinante. On a vraiment le sentiment d’assister à une éruption volcanique depuis le bord du cratère (les photos en témoignent).

C’est sans doute le phénomène le plus impressionnant auquel il m’ait été donné d’assister (ça et un but de Francis Llacer). Sentir la puissance de ce volcan, son souffle permanent, les colonnes de fumées qui s’échappent du cratère, l’onde de choc, le fracas et les feux d’artifice à chaque explosion est une expérience à la fois inquiétante et fascinante.





Et puis bon, on finit par s’en aller… Heureusement, quelques Australiens égaient notre retour à l’hôtel en ayant la savoureuse idée de planter leur 4x4 (apparemment, c’est une spécialité locale ; cf. Fraser) dans un énorme trou au milieu de la route.

Ainsi s’achève l’aventure inouïe au Yasur, point d’orgue et dernier « highlight » de notre voyage.

Mais, putain, j’ai encore bien cru qu’on allait tous y rester !!

A plus tard,

J (+G+C+P)