mardi, août 22, 2006

Millenium caves

Millenium caves ! L’aventure ! Le trek d’enfer ! Une (ouais ! tu parles, au moins trois ou quatre) épreuves d’immunité de Koh Lanta, en pire …
Au début tout allait bien, on craignait même une balade pour pépère et mémère arthritiques : une grosse heure de bagnole sur des pistes toujours plus ou moins défoncées et boueuses et on arrive à un gentil village de cases.


Là on part à pied, mais c’est à peu près plat, on se balade dans la forêt ; bon y a bien un pont rigolo, mais rien de bien méchant.


15mn et on arrive à un autre village où nos guides arrivent (on est un groupe d’une vingtaine, dont une bande de 12 étudiants et étudiantes britanniques tous roses et l’air pas trop dégourdi question sport).

Or donc, les guides arrivent, munis de torches, de combis et … de bouées (des bouées pour gosses, des roses, des vertes et jaunes, des bleues ; ils en ont une vingtaine … Tiens, tiens …
La première épreuve est un concours de lancer du javelot, que -si l’on considère les autochtones hors concours- je gagne haut la main !
Ensuite la cérémonie qui éloigne les mauvais esprits avant la descente vers les grottes.


Hum, c’est quoi t’est-ce ce bordel ? Y a un dragon, en bas ? On se méfie un brin.

Ils nous disent de laisser tout ce qui craint l’eau, on récupérera tout (provisoirement) à la sortie des grottes, puis certains guides remporteront tout ça au village pour la partie finale qui est aussi plutôt humide … (donc pas de photos des épreuves les plus spectaculaires. Dommage !)
Là, ça commence à devenir moins pépère : on se retrouve à descendre une piste boueuse, parfois si escarpée qu’on descend les murs de boue par des échelles de bambou branlantes sur, quoi ? 20-30-50m ; 100 peut-être ? J’sais pas trop ; belle dénivelée en tout cas … On finit par arriver en bas, à l’entrée des grottes, en marchant tantôt dans la boue, tantôt dans l’eau, tantôt en sautant de rocher en rocher en essayant de ne pas se casser la gueule, car ça glisse un max.
On distribue les torches, une pour deux et on y va. Hardi petit, on s’enfonce dans les grottes, gigantesques cathédrales hautes parfois de 75m. Ça pue la chauve-souris ; il fait noir ; on est dans la flotte, parfois jusqu’à la taille ; on voit pas grand-chose malgré les torches, il faut marcher à tâtons, en prenant appui comme on peut sur des rochers gluants de merde de chauve-souris. Cool !
Ça dure une grosse demi-heure, on glisse, on jure, on trébuche, on re-jure ; on a de la fiente de chauve-souris partout, on s’en débarrasse comme on peut pour mieux retomber dedans 5m plus loin ... Et puis, enfin, la lumière … Claire, qui se découvre un peu claustro est assez contente de sortir de là. Pour être franc moi aussi, je me suis empalé un rocher avec un genou et j’en ai un peu marre de la fiente de chauve-souris ; on se trempe tout à fait pour se laver un peu …

On a retrouvé notre pique-nique et Jérem son appareil photo.
Pause. Bien méritée.
Pendant qu’on bouffe nos sandwiches minables, les GO gonflent les bouées ! C’est quoi encore ce binz ?

On nous reprend nos sacs (donc couic ! Plus de photos) et on repart dans un dédale de rocs ; encore des ponts de bambou branlants, on grimpe, on redescend, on se laisse tomber dans la rivière, tumultueuse à cet endroit, accrochés à une chaîne pour ne pas être emportés par les rapides ; on passe sous des blocs à quatre pattes on rentre le ventre pour se faufiler entre deux énormes blocs qui barrent le passage (obèses s’abstenir), … Et ainsi de suite encore pendant une bonne demi-heure ; après une dernière désescalade plus sur le cul que sur nos pieds, on arrive enfin à un endroit où la rivière se calme et on distribue les bouées (!). On s’en sert comme on veut ; en tout cas on se fout à l’eau et on nage : de longs biefs (50 à 200-250m) séparés par des rapides que l’on contourne en passant par les rochers, toujours aussi glissants, en trimbalant nos bouées, qui autour de la taille, qui autour du cou, qui la prenant simplement à la main. Dommage qu’on ait pas de photos, j’en connais qui pisseraient de rire en nous voyant ! L’eau est fraîche (au pif, je dirais 22-23°) ; Jérem commence assez vite à claquer des dents … On reste dans la flotte au total pas loin d’1heure.
A l’arrivée, je pensais naïvement trouver les bagnoles qui nous ramèneraient au village … Quel abruti ! C’était oublier que depuis le début de l’aventure, on n’avait fait que descendre. De combien ? P’têt 200-300m. Il faut remonter. Merde ! Et ce coup-ci c’est quasiment à la verticale. On remonte direct dans la cascade en s’aidant de cordes à nœuds ! Puis encore d’interminables échelles de bambou, puis des chemins boueux. Merde, mes tennis avaient été lavées par la nage en eaux vives, les revoilà toutes boueuses !
Enfin on arrive au village. Ils nous ont préparé un petit feu de camp, du café chaud, des fruits.
Y a même un terrain de volley, et les enfants sont mignons tout plein.

Ouf ! On en a réchappé, mais putain, ce coup-ci … Ouais, je sais, vous savez !
Demain, repos ; on ira à la plage malgré le temps toujours gris et après-demain, départ pour Tanna et le grand choc de ce voyage : le Yasur !

@+
P (+C+J+G)

1 commentaire:

Patrick a dit…

Mon caisson est trop gros, trop lourd et je n'avais pas pris (on était déjà plus que chargés !) mon petit SONY et son caisson, effectivement dommage.

Claire ne veut pas que l'on publie sa photo, faut dire qu'elle est tarte à souhait ...

P.