N’ayant pas de connexion Internet depuis quelques jours, je serais bien incapable de savoir si elle est réclamée avec force (MOULT !) cris, hurlements, hululements (haha j’avais mis des deux L partout, mais l’ordi est pas d’accord..) et évanouissements ... donc, je sais pas !
Mais c’est tout pareil de toute façon, car la revoici, la revoiça, la revoilà ! C’est la grande rubrique secrète bleue indigo, salée et agitée de Gasp le légume carnivore ! Bleu indigo aussi.
La mer. L’est trop cool en c’moment ! D’abord, l’est toute pleine de vagues ! Du coup, quand on prend le B(ateau)GV pour l’hôtel, on se met hors de la cabine, les cheveux dans l’vent, les pieds dans l’eau, et l’reste à l’abri et on a droit à une demi-heure de doux roller-coaster massagiquement relaxant (RCMR) ! Puis paf, on arrive à l’île (sol plat et immobile, vent dévoré par les arbres, c’est nul) ... alors c’est la déprime ! Mais pas pour longtemps, nan nan. Parce qu’on est ici pour plonger ! Et qui dit plongée, dit bateau, dit flottaison, dit canard, dit sorcière, dit GMOP ! Bref, et pour conclure, c’est rebelote le RCMR.
La mer. L’est magique dans l’coin ! Car, tenez-vous mieux, en second lieu, l’est pleine (salaud d’ordi tient absolument à ce que j’écrive « plein ».. mais me laisserai pas faire !) d’épaves ! Bien sûr, les épaves, me direz-vous, c’est pourri. Et pour plein de raisons. Pour commencer, c’est effectivement pourri, et ça a des raisons de l’être vu que ça rouille sévère depuis un bon d’mi siècle. Du coup, c’est mort. S’passe rien sur une épave ... pas d’bal, pas d’buffet, pas d’Caprio pour cracher sur tout c’qui bouge. C’est naze. Mais le pire, c’est que tous les trésors ont coulé ou ont été pillés et qu’il reste en général sous l’eau qu’un vulgaire amas de métal tétanique et à quart recouvert de coraux juvéniles (et, par définition, informes). Si vous ne vous fiez pas à vos propres intuitions, croyez donc moi sur parole : les épaves sont ce quelles sont et méritent pas qu’on se réveille la nuit pour aller les hanter.
Les épaves ... peut-être pas ... mais le « Président Coolidge » !! Nom d’un p’tit bonhomme en pain d’épice (esse, pas esse ?), c’est une autre catégorie !



Soyons honnête, son histoire, je m’en contrefous archangelesquement (c’est beaucoup ...). Mais pendant que tu passes devant ce truc en coulant (forcément, ton fuitard de gilet refuse de garder l’air que tu t’efforces de mettre dedans ...), ta très prochaine mort par noyade, elle, passe au second plan. Tu bées, écarquilles, chair de poulises, pédales (pour prolonger l’instant), frissonnes, transpires, t’épuises, t’émerveilles, révères, bulles un coup, t’époustoufles, crampes, et tombes. Bien sûr, après ça, tu te réveilles. Car le président Coolidge, à l’inverse de ses autres petites bouses englouties, on en rêve, hé ouaip ! Et on en cauchemarde pareil.
Parce qu’dans la reality, y’a le monstre amphibie ! Et qu’en sa présence, man, t’es en confiance ! (Me d’mandais pourquoi soudainement je poètais ... si mal, de surcroît ... et soudain ! Dans mon i-pod ! Les poetic lovers !) Doh ! Bref. Nous visitâmes, maintenus en vie par l’énergie communicative du grand frère, et nous vîmes del-bor de del-bor ! La majesté du navire, semblable à celle d’une cathédrale abandonnée, la promenade où, abandonnant leur verticalité, l’abomination et le végétal marchèrent un instant main dans la main, habités par une rare sérénité ! Rare, et courte. Au bout du romantique couloir les attendaient des souvenirs d’une autre humeur. L’entente fut instantanée : l’un saisit un masque à gaz, l’autre un casque. A chacun son fusil, mais un unique pilier horizontalisé avec son contenant (le Coolidge, bande de gueux !) leur servit d’abri. L’embuscade était prête, et absurdement efficace ... le papa fut anéanti avant de pouvoir bouger plus qu’une phalange.
Les niais furent galvanisés par ce qu’ils voyaient comme un triomphe et s’enfuirent vers d’autres méfaits (un peu de cosmonomie, un brin de chevauchée, et un soupçon de mime). Ils s’enfuirent si vite qu’ils ne virent pas le paternel esquisser un faible sourire dans son agonie, ils n’œil-èrent pas mieux l’extraordinaire régénération du vétéran sous-estimé. Non, ils revinrent au bateau-plat-de-pomme-de-terre

(corporellement parlant) et rirent bêtement jusqu’à l’arrivée inattendue de celui qui serait le héros (en partie) de la dernière partie !
La mer. L’est étonnante dans l’bled ! L’est pleine d’îles ! Et sur les îles, y’a des choses étranges. Des crabes-langoustes tout mous qui font le beau quand ils s’énervent, qui font deux fois ma main, et qui bouffent des noix de coco. Des gros irlando australiens, rugbymen, plein d’marcels maculés de cambouis, collant le bar de 19h à minuit (pour ce qu’on en sait ... on va s’pieuter à 21h ^^), affirmant que nous « play darts like shit », que le kava (boisson drogue locale) « tastes like shit », que les avants français (rugby !) « are strong, mean and dirty like shit » entre autres ... et étant, par ailleurs, admirablement répétitifs. Des salopards d’australiens tout court, bien que de sexe féminin ... ah bah ! Des saloperies d’australiennes, middle aged, de la haute (sans doute), ou de la presque haute, dont je vais vous restituer un bout de dialogue :
Saloperie 1 : « Ow My God ! Have you seen that WONDERFUL weather ? »
Saloperie 2 : « L-O-V-E-L-Y ! Absolutely charming. »
Saloperie 1 : « And those sweet potatoes.. aren’t they SUPREMELY tasty ? »
Saloperie 2 : « So true.. they are INCREDIBLY delicious ! And it’s SOOOO exotic hA-hA »
Sa ... j’ose emprunter de nouveau à ce cher Desproges un petit “Arrêtez-moi, je vais vomir.. ». Puis je rectifie : les patates douces, c’est immonde, et on a vu trois rayons de soleil (p’têt une dizaine ^^). Puis j’achève : ces insupportables harpies, qui foutent en l’air mes journées à me sourire bonjour toutes les trois secondes, se dépêchent ensuite d’aller se mettre à l’ombre pour vomir leur trop plein de patate douce. C’est écoeurant.
Sur les îles, il y a aussi des choses moins étonnantes. Il y a le bœuf, et le riz ! Qui sont délicieux, et me nourrissent (je les en remercie !). Mais il y a aussi la célébrité tant attendue du Papa ! Célébrité suscitée par deux facteurs : la Maman, qui est le meilleur agent qu’on puisse imaginer, et les photos. Magic Mum agit simplement, mais avec une efficacité terrible : elle dit aux gens qu’il y a des photos à voir (les gens sont naturellement intéressés, mais étant ici, ils sont mous, et durs à bouger ... MM got tha solution !), et dit à Papa : « Tchou ! Tim aimerait beaucoup voir tes photos ! » (une exagération qui n’est, en fait, qu’une anticipation !). Dès lors, Papa (interrogateur, et disposé à montrer ses photos s’il le faut vraiment) croise le regard dudit Tim (confortablement installé à son comptoir), et le tour est joué. Déjà en temps normal, les gens polis en vacances ne rejettent pas ouvertement ce genre d’invitation, mais là, ils ont affaire à Papa, et on est pas prêt de trouver le couillu-au-point-d’en-être-handicapé qui lui tiendrait tête. Rapprochement. Visionnage photo. Conquête totale. Et maman recrute chaque nouveau spectateur comme rabatteur second (elle est la redoutable rabatteuse en chef) pour agrandir sans cesse la foule des fans. Les saloperies caquettent encore plus (signe tout de même d’un évènement inhabituel), mais il n’y a pas qu’elles ! C’est un unmistakable success yo. L’île est conquise. Now, bevare ! Coz tha World comes next. Magic Mum y veille.
Mimi m’a suggéré un petit changement dans la signature,
Alors
E pluch les courgettes ! Et merci d’avoir tout lu ^^
G.

2 commentaires:
Bonjour à vous tous, je suis rentrée du Poet hier chassée par le mistral, le froid, mois d'août pourri, à Paris encore plus. Contente de voir que vous passez de TBV. Vais lire tt ça ce soir.
Bisous, Manou
Claire raccolant pour Patrick ? Je voudrais y être.
Oui, on en redemande, Gasparou, continue, continue, on rit bien malgré quelques longueurs ...
Tatach'
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