On pensait passer une journée de transit sans histoire, c’est oublier que nous sommes au Vanuatu !
Départ prévu de l’hôtel 10h15, pour un vol vers Port-Vila à 11h25 et connexion pour Sydney à 15h30 … Rien de bien exaltant, hein ?
Mais voilà. Je vais pour faire le check-out et la patronne (Bev, c’est son nom) m’apprend avec le sourire qu’il n’y a pas d’avion ; ils ont été réquisitionnés on ne sait pas trop pourquoi (le 1er ministre organise une partie de chasse avec des invités ou qqchose de cet acabit ; bref un truc vanuatais alc ; on voit quand même pas Air France faire un coup pareil … quoique …). Mais elle me rassure, « ils » n’ont jamais laissé des passagers avec des connexions internationales en rade ! Ah bon ! Tout va bien alors ?
Oui, enfin, euh … il faut qu’elle téléphone pour avoir le responsable des opérations et arranger un truc tout de même … Ah ? Et alors ?
Ben, pour l’instant, on attend.
Bien.
(…)
Claire en profite pour méditer sur le mythe du "bon sauvage" et du "paradis perdu" :
Le séjour au Vanuatu devrait déjà être terminé, mais notre avion a quelques heures de retard. Evidemment, ça arrive quand on pense au retour et qu’on se demande si 24 h de battement ça va suffire.
On enchaîne Vanuatu-Sidney, Sidney-hong-kong, Hong-Kong-Paris et on reprend le travail…
Ça fait bizarre de penser à notre vie parisienne d’ici.
Sincèrement, je ne savais pas qu’il existait des contrées aussi tranquilles, aussi loin de tout.
En trente ans de voyages assidus nous n’avons jamais eu l’impression d’être si loin de tout.
Quelque routes goudronnées, environ 5 à 10 km par île, sinon, ce sont des vestiges de routes datant de 1942, époque où les Américains sont venus avec armes et bagages, retournées presque entièrement à l’état antérieur de chemins.
Les maisons sont des huttes, propres mais nues, et chose incroyable, pas une antenne de télévision. Apparemment, ça ne gagne pas même la capitale.
Tout est dans la nature, le bambou, les toits, la viande, le poisson.
C’est vert, il ne fait pas très beau mais la température est clémente et on est content de voir qu’il y a de l’eau.
L’air sent très bon, la mer est limpide et en 15 jours, on n’a pas croisé une canette dans un fossé ou un sac en plastique.
On se demande à quoi pensent ces bons sauvages toute la journée et si ce genre de vie nous conviendrait mais ici, on ne se sent pas menacés par des gaz toxiques ou par des pesticides.
Le Vanuatu, c’est la nature, c’est les gens simples.
Pas de Télérama, pas de fnac, pas de planche à voile. On peut courir et gambader gaiement au milieu des vaches et des cochons en liberté et des chevaux aussi. Un rêve de Rousseau !
C.
Finalement, on aura un vol à 13h30 et le vol pour Sydney est retardé à 16h30, donc ça roule, ma poule … Hum … On verra bien …
Je vous tiendrai au courant …
@+
P.
Bon. Ben, ça a marché, on est de retour à Sydney.
Enfin une connexion digne de ce nom.
Grosse mise à jour du blog (textes seuls pour certaines journées ; les photos vont suivre, mais il se fait tard, on finira demain !)
@+
P+C+J+G
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2 commentaires:
Non, pas de problème, c'est juste que c'est un peu longuet et que j'en avais marre ... je vais les rajouter ... patience !
P.
Vous devez être dans l'avion et je ne sais pas si, avec les nouvelles mesures de sécurité, vous pourrez avoir ordi en cabine. Avec Olivier, on vous imaginait essayant fébrilement de caser vos besaces dans les bagages pour ne garder qu'un petit sac en plastique. Moi aussi, je vous attend avec impatience.
XXX Manou
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